Acide érucique : mise à jour du règlement 1881/2006

acide érucique

Publié le : 25/11/2019

En 2016, le groupe scientifique sur les contaminants alimentaires (Contam) de l’Efsa publiait un avis scientifique sur la toxicité de l’acide érucique, contaminant naturellement présent dans les huiles minérales. Il mettait en avant un groupe de population particulièrement à risque : les enfants de moins de 10 ans, qui consommeraient des quantités importantes d’aliments contenant cette substance.

 

Deux ans auparavant, la Commission avait déjà fixé des teneurs maximales pour l’acide érucique dans le règlement 696/2014 qui venait compléter le règlement 1881/2006.

 

Limites règlementaires en baisse à quelques exceptions près pour l’acide érucique

 

Pour la plupart des huiles et graisses végétales, il est possible d’atteindre des niveaux d’exposition inférieurs aux seuils limites en appliquant quelques bonnes pratiques, comme par exemple l’utilisation de variétés à faibles teneurs en acide érucique.

Pour certaines huiles comme celles de cameline, de moutarde ou de bourrache il n’est pas possible d’atteindre des niveaux d’exposition plus faibles. En effet, pour ces espèces il n’existe pas de variétés qui contiennent des teneurs en acide érucique inférieures aux limites règlementaires déjà fixé. Pour cette raison, le règlement 2019/1870 établit de nouvelles teneurs maximales (plus basses) pour les huiles végétales, à l’exception des huiles de cameline, de moutarde et de bourrache pour lesquelles la teneur reste inchangée.

 

La moutarde, consommée comme condiment, peut donc également être une source d’acide érucique pour le consommateur. Par conséquent, une teneur maximale pour la moutarde est fixée dans ce règlement.

 

Un oubli corrigé pour l’acide cyanhydrique

 

Pour l’acide cyanhydrique, des teneurs maximales étaient déjà fixées dans le règlement 1881/2006 pour les amandes d’abricots. En effet elles contiennent une forte quantité d’amygdaline, une molécule qui libère du cyanure dans notre organisme au cours de la digestion et qui a déjà provoqué plusieurs intoxications. Toutefois, aucune unité de mesure n’était précisée. Le règlement 2019/1870 corrige donc cette erreur.

 

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